Interview Capital.fr
Alors que l’année 2011 était plutôt propice à la vente, l’immobilier messin marque le pas depuis quelques mois. Dans le centre, les vendeurs doivent consentir à des rabais. Le point avec Gwladys Poncet, directrice de l’agence Jadore Immobilier.
Capital.fr : Comment se porte le marché immobilier messin ?
Gwladys Poncet : Depuis le début de l’année, le volume des ventes et les prix des logements repartent à la baisse. Le marché local pâtit également de la fermeture de la caserne de Metz-Frescaty. De nombreux militaires partent et mettent leur logement en vente. Ce qui se solde par une augmentation des stocks et un déséquilibre du marché en faveur des acheteurs. Dès lors, ces derniers n’hésitent pas à demander des rabais conséquents et les prix chutent significativement. C’est ainsi qu’un quatre-pièces près de l’amphithéâtre, estimé 180.000 euros il y a un an, est récemment parti à 150.000 euros.
Capital.fr : Combien faut-il désormais compter pour poser ses valises dans le centre-ville ?
Gwladys Poncet : Dans les immeubles de caractère du XVIIIe et XIXe siècles, le mètre carré sans travaux se négocient entre 2200 et 2400 euros. Mais la présence d’un balcon ou d’une terrasse, très rares dans le secteur, peut faire grimper la note à 2700 euros le mètre carré. À l’inverse, le tarif appliqué dans les constructions des années 50-70, avec chauffage collectif, des charges élevées, et parfois une vétusté apparente, tombe entre 1900 et 2000 euros le mètre carré.
Capital.fr : Quels sont les tarifs pratiqués dans les quartiers chics ?
Gwladys Poncet : Dans le Triangle impérial, Sainte-Thérèse et la Vacquinière, le charme particulièrement élevé des bâtiments à l’architecture allemande des années 1900, ou plus française des années 1930, se négocie entre 2500 et 2700 euros du mètre carré. Précisons qu’on ne trouve pas beaucoup de petites surfaces dans ces quartiers huppés plutôt familiaux.
Capital.fr : Où faut-il se diriger pour trouver des prix plus doux ?
Gwladys Poncet : Le secteur de Queuleu est prisé par les familles et les jeunes couples, car très agréable, et sensiblement moins cher que le centre. Comptez en moyenne 2100 le mètre carré pour vous y installer. Les prix les plus élevés, autour de 2500 euros le mètre carré, sont généralement atteints sur les hauteurs de la colline, par les appartements de deux ou trois-pièces, dans les bâtiments de moins de moins de dix ans, de bonne facture. La demande au Sablon aussi est forte. Surtout auprès des retraités, qui y trouvent des petites copropriétés avec balcons, proches des commerces, et des familles, qui apprécient la proximité des écoles. Ils mettent généralement la main sur des logements à 2000 euros le mètre carré. Ce quartier est aussi prospecté par les messins qui travaillent au Luxembourg et veulent rester à moins d’un quart d’heure à pied de la gare. Mais leurs recherches portent sur des appartements plus luxueux avec box, et leur budget monte jusqu’à 2700 euros le mètre carré.
Capital.fr : La tendance est-elle différente dans les communes voisines ?
Gwladys Poncet : Les marchés immobiliers des grosses communes des environs suivent la même pente que celui de Metz. La situation est nettement plus dure pour les petits villages un peu éloignés. Dans le sud, en particulier, les ventes sont difficiles à réaliser. Une maison mitoyenne sans travaux nécessaires, de 110 mètres carrés, sur 600 mètres carrés de terrain, ne part jamais pour plus de 200.000 euros. Et la note ne dépasse pas non plus 280.000 euros pour une villa de 130 mètres carrés, avec de très belles prestations.
Source: capital.fr

